Financement

L’activité principale des GCO est la conduite d’études cliniques. Souvent, les essais nécessitent des procédures spécifiques qui ne sont généralement pas nécessaires dans la pratique courante. Ces procédures engendrent donc des surcoûts de fonctionnement qui sont répartis entre l'établissement (examens supplémentaires, techniquage de tubes sanguins, temps infirmiers supplémentaire, etc.) et le groupe coopérateur (frais administratif, salaires des attachés de recherche clinique, frais de stockage des documents de l'essai, etc.).

L’efficacité des GCO permet de minimiser ces coûts et d’économiser des moyens tout en définissant des stratégies thérapeutiques liées à la prise en charge du cancer. Les médecins investigateurs membres des GCO ne sont pas rémunérés. Ils interviennent au sein de l'association à titre bénévole.

Le financement des études des GCO est réalisé grâce à des financements publics (PHRC et appels d’offre de l’INCa), des associations caritatives  ou des fondations (Ligue contre le cancer, fondation ARC, fondation ARCAD), ainsi que par des contrats de partenariat avec l’industrie pharmaceutique.

Les GCO ayant un statut d’association à but non lucratif, le reliquat de budget d’une étude peut être réinvesti pour un autre projet au financement insuffisant. Des projets peuvent également être menés sur les fonds propres des groupes.

L’indépendance scientifique est un élément fédérateur des GCO qui conditionne la pertinence des études d’un point de vue de la Santé Publique. Les GCO doivent rester indépendants de l’industrie pharmaceutique tout en coopérant avec elle puisque cette dernière apporte les nouveaux médicaments.

Ethique

Les GCO s’engagent à respecter des principes relatifs :

- au fonctionnement statutaire et à la gestion désintéressée
- à la diffusion académique de tous les résultats des projets de recherche
- à la transparence financière

Téléchargez la Charte de déontologie des GCO
Download the Ethics charter of the GCO network

Les groupes coopérateurs comme l'industrie doivent tenir compte des divergences possibles dans leur approche pour construire un partenariat efficace et dont les modalités soient transparentes. Cela implique de la part des industriels, l'acceptation de principes essentiels pour les groupes coopérateurs, destinés à assurer à la fois leur indépendance et la confiance des industriels.

La collaboration entre les parties se distingue clairement d'une prestation. Elle doit donc, pour chaque projet, être formalisée par une convention de partenariat. La charte entre Groupes Coopérateurs en Oncologie (GCO) et industrie énonce des principes utilisables pour établir une telle convention de partenariat, à laquelle la charte pourra être annexée.

Téléchargez la Charte des relations entre groupes coopérateurs en oncologie et industrie
Download the Charter of collaboration between the Cancer Cooperative Groups and industry