Les Groupes Coopérateurs en Oncologie (GCO) seront bien représentés au congrès de l’ESMO (European Society for Medical Oncology) du 19 au 22 septembre 2020 avec 9 communications orales (dont 1 en session présidentielle), 9 mini-oral presentations et 11 E- posters sur des essais promus ou réalisés en collaboration avec l’un des membres des GCO.

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La cohorte GCO-002 CACOVID-19 ambispective a pour objectif de décrire le nombre de cas d'infection à SARS-COV-2, dont ceux de forme grave avec passage en réanimation, et le taux de mortalité directement liée à l'infection chez les patients suivis pour un des cancers suivants : digestif, thoracique, ORL, gynécologique, cérébral, urologique ou cutané.

Cette cohorte permettra par ailleurs d’analyser le lien entre déterminants socio-territoriaux et caractéristiques/gravité de l’infection à SARS-COV-2, ainsi que l’impact de l’infection sur la prise en charge cancérologique.

Le promoteur de cette cohorte est la Fédération Francophone de Cancérologie Digestive (FFCD) et la coordonnatrice scientifique est le Pr Astrid Lievre, Hépatogastroentérologie au CHU de Rennes.

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Lien vers le communiqué de presse

 

Les patients atteints de cancer sont parmi les groupes de patients les plus vulnérables aux infections virales, leur prise en charge peut donc se trouver impactée dans le contexte actuel de pandémie de Covid-19. Pour faire face à cette situation les groupes coopérateurs en oncologie ont émis en un temps record,des propositions à destination des équipes médicales prenant en charge des patients atteints de cancer dans le contexte actuel de pandémie de Covid-19.

La Ligue contre le cancer a repris ses recommandations sur son site internet ainsi que les recommandations d'autres sociétés savantes.

 

 

Brochure GCO
Les GCO publient  une sélection de leurs études cliniques ayant récemment abouti à une modification des référentiels internationaux (NCCN, ASCO, ESMO, ASH..) ou à une approche thérapeutique innovante dans les cancers de l’ovaire, du pharynx, de l’estomac, du colon, du pancréas, du poumon, de la plèvre et du médiastin, les lymphomes, myélomes, glioblastomes, neuroblastomes et les leucémies aigues. 

Retrouvez par ailleurs tous les chiffres clefs des GCO en 2018 (publications, inclusions..).

Téléchargez le document mis à jour au 1er mai 2019 en cliquant ici.

Après 4 années, l’IFCT passe le flambeau de la présidence des GCO à la FFCD (Thomas Aparicio et Cécile Girault) au  1er janvier 2019. Les membres du réseau GCO remercient vivement Bernard Milleron et Franck Morin pour leur énergie à nous fédérer et à faire avancer la reconnaissance des GCO auprès de nos partenaires institutionnels et pharmaceutiques. Nous retiendrons aussi deux belles concrétisations de la collaboration des GCO : le premier essai clinique multi-organes GCO-001 NIPINEC (N. Girard, T. Walter) dont les premiers patients ont été inclus en fin d’année 2018 ainsi que la formation ARTEC-GCO qui aura lieu les 16 et 17 mai prochain avec plus de 100 participants attendus.

En collaboration avec la FFCD et le GERCOR, cet essai clinique de phase 2 randomisé, promu par l’IFCT vise à évaluer l’efficacité d’une immunothérapie sur des patients atteints d’un carcinome neuroendocrinien du poumon ou gastro-intestinal. Deux schémas thérapeutiques seront proposés à 180 patients dans 80 centres : nivolumab +- ipilimumab.

Les patients sont recrutés et pris en charge dans les services hospitaliers des établissements de santé, dont le médecin responsable est membre ou participe à l’IFCT, à la FFCD ou au GERCOR. 

Le premier patient a été inclus le 10 décembre 2018 par l’équipe de l’Institut de Cancérologie de Lorraine à Nancy.

Autorisation de l'ANSM : 15/03/2018

Premier centre ouvert : 13/10/2018

Premier patient inclus : 10/12/18

N° Eudract : 2017-003863-37

Synopsis

Liste des centres IFCT ouverts (au 5/12/18) 

Liste des centres FFCD/GERCOR ouverts (au 5/12/18)

 

Depuis octobre 2015, les GCO sont membres du Clinical Academic Cancer Research Forum (CAREFOR), une initiative de l’EORTC-ESMO visant à promouvoir les avancées de la recherche clinique académique en oncologie au niveau européen. Fruit de ce travail collaboratif, un position paper Safeguarding the Future of Independent, Academic Clinical Cancer Research in Europe – for the Benefit of Patients a été réalisé en collaboration avec les GCO.

L'article, publié le 3 août 2017, est téléchargeable en accès libre dans ESMO open : http://esmoopen.bmj.com/content/2/3/e000187 

L’étude IFCT-0701 MAPS (supplementary material 6) y figure en tant que premier essai clinique positif de phase 3 sur la survie concernant le mésothéliome depuis 12 ans. L’étude de phase III PRIMA du LYSA-LYSARC y est aussi présentée (supplementary material 1). Cette étude a donné lieu à l’enregistrement du rituximab comme traitement de maintenance pendant deux ans chez des patients atteints de lymphome folliculaire et ayant répondu à une première ligne d’immunochimiothérapie.

 


En 2015, les GCO avaient souhaité identifier certains facteurs qui peuvent faciliter ou freiner l’activité de recherche clinique des médecins investigateurs membres du réseau GCO. Un questionnaire a été envoyé à tous les investigateurs ayant participé en 2014 à une étude promue par l'un des 10 membres du réseau des Groupes coopérateurs en oncologie. Ce questionnaire portait sur leur profil, et leur activité de recherche ainsi que sur la structuration de la recherche clinique au sein de leur établissement.

D’après les résultats des 366 médecins répondants, les études des Groupes coopérateurs en oncologie ont représenté une part importante de l’activité de recherche clinique des investigateurs en France en 2014. Ces groupes participent à l’ouverture de centres dans toutes les régions françaises. Une forte activité de recherche clinique des médecins (inclusions de patients>10) est par ailleurs fortement associée au nombre d’attachés de recherche clinique ou de techniciens d’études cliniques (plus de 2 équivalents temps plein (ETP), OR=11,16 [3,82–32,6] comparé à 0 ETP) ainsi qu’à l’exercice de cette activité dans un centre hospitalier universitaire par rapport à un centre hospitalier (OR=2,15 [1,20–3,83]).

Dans une lettre ouverte à Marisol Touraine, les GCO s'inquiètent de l'éventuelle radiation de certains médicaments anticancéreux de la liste en sus qui pourrait remettre profondément en question le recrutement des centres qui mènent avec eux les études de recherche clinique dont ils assurent la promotion. Les GCO tiennent aussi à rappeler que le financement des traitements innovants et coûteux a constitué en France une priorité des différents Plans Cancer. Les GCO craignent que le recours aux traitements les plus actifs et les moins toxiques ne puisse plus être financé dans tous les établissements français qui traitent des patients atteints de cancer ce qui risquerait d’entraîner une rupture d’égalité d’accès à ces traitements. Les GCO partagent totalement le constat de la Ligue Nationale Contre le Cancer et appellent à une réflexion plus générale sur les modalités d’évaluation, de fixation des prix et de régulation de ces médicaments particulièrement onéreux.

Télécharger la lettre ouverte à la Ministre de la santé

Voir la réponse du Chef de Cabinet

Les GCO ont souhaité attirer l’attention des parlementaires sur les problèmes posés par l’encadrement juridique de la recherche clinique française et faire part de leurs réserves vis-à-vis des solutions contenues dans l’article 37 du projet de loi de modernisation de notre système de santé notamment l’alinéa 2 concernant la gratuité des produits expérimentaux et l’alinéa 4 concernant l’instauration d’un « contrat unique ». Cette action s’est traduite par la publication d’un communiqué de presse le 5 juin dernier ainsi que par une rencontre avec la sénatrice Madame Francoise Gatel pour contribuer la rédaction d’amendements qui ont été déposés fin juillet par plusieurs sénateurs et qui seront soumis au vote des sénateurs mi-septembre.
 Communiqué de presse, 5 juin 2015